la CONVENTION VIE ET NATURE a sollicité la SOFRES pour connaître l’opinion des citoyens face à un animal sauvage que la loi ne protège que lorsqu’il appartient à une espèce privilégiée
Actuellement la loi française reconnait que tous les animaux sont des êtres sensibles à la douleur. Mais la loi ne protège que les animaux domestiques contre les mauvais traitements.
Aussi, la CONVENTION VIE ET NATURE a sollicité la SOFRES pour connaître l’opinion des citoyens face à un animal sauvage que la loi ne protège que lorsqu’il appartient à une espèce privilégiée.
La SOFRES vient de rendre les résultats, le 14 février dernier, de son sondage effectué les 9 et 10 février 2011, auprès d’un échantillon national de 1000 personnes représentatif de l'ensemble de la population âgée de 18 ans et plus.
la CONVENTION VIE ET NATURE a sollicité la SOFRES pour connaître l’opinion des citoyens face à un animal sauvage que la loi ne protège que lorsqu’il appartient à une espèce privilégiée
La SOFRES a posé la question suivante : « Actuellement la loi française reconnaît que les animaux sont des êtres sensibles, mais la loi ne protège que les animaux domestiques contre les mauvais traitements. Personnellement, seriez-vous très favorable, plutôt favorable, plutôt défavorable ou totalement défavorable à ce que la loi protège également les animaux sauvages ? »
Face aux mauvais traitements pouvant être exercés à l’encontre des animaux sauvages, plus de 8 Français sur 10 (87%) se disent favorables à la mise en place d’une loi pour assurer leur protection. Et parmi eux, plus de la moitié (55%) adhèrent fortement à l’opportunité de la mise en place de cette loi.
Selon les résultats du sondage, on peut observer quelques disparités selon le profil des personnes interrogées :
• Ainsi, parmi les plus jeunes Français (de 18 à 34 ans), plus de 6 sur 10 se disent très favorables à la mise en place d’une loi, soit 10 points de plus pour les 25/34 ans (65% pour 55% au niveau national) et 7 points de plus pour les 18/25 ans (62%).
• Au niveau des catégories socioprofessionnelles, les classes modestes se déclarent plus largement favorables à la protection des animaux sauvages par la loi. Ici encore, ils sont plus de 6 sur 10 (64%) à se dire très favorables soit 9 points de plus que le score national. Plus précisément, 65% des ouvriers et 61% des employés se disent très favorables pour 52% des inactifs et 50% des PCS+.
Par ailleurs, sur le plan politique, seuls les sympathisants d’extrême gauche (Lutte Ouvrière et Nouveau Parti Anticapitaliste), du Front de gauche (Parti Communiste et Parti de Gauche) et d’Europe Ecologie – Les Verts soutiennent plus largement l’hypothèse de cette loi avec des scores respectifs de 60%, 65% et 63% (très favorables). En revanche, l’appartenance politique ne suscite pas de rejet particulier à la mise en place d’une telle loi.
Enfin, au niveau régional, on note de faibles disparités d’acceptation. Les habitants du Nord se montrent néanmoins plus convaincus par le projet (60%, plus 5 points par rapport à la moyenne) que les habitants du Centre (48%) ou de Paris (50%), note la SOFRES.
« Quand on sait que les chasseurs représentent 2% de la population française, on se demande qu’attendent les législateurs pour abolir la chasse, le piégeage, le déterrage et tous les mauvais traitements contre ces animaux qui ne souffrent pas moins que les animaux de compagnie ? », note la CONVENTION VIE ET NATURE.
« Qui va à la chasse doit perdre les élections, puisque ceux qui terrorisent la faune, mutilent et tuent ne sont plus qu’une infime minorité en voie d’une salutaire extinction », conclut l’organisme, qui a s’est exprimé à la veille de l’organisation, par la fédération nationale des chasseurs, d’un congrès pro-chasse, le mardi 15 et mercredi 16 février derniers.






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