Tuesday, February 22, 2011

Les tilleuls de Tanlay seront élagués au lieu d’être abattus

Les tilleuls de Tanlay seront élagués au lieu d’être abattus
Cette démarche est positive, mais elle reste toujours incomplète puisque aucune garantie réglementaire n’est remplie quant à la prise en compte du pique-prune et chauves-souris

Prochainement, les tilleuls de Tanlay seront élagués au lieu d’être abattus. C’est la très bonne nouvelle que vient d’apprendre la fédération France Nature et Environnement (FNE), l’Office pour la Protection des Insectes et de leur Environnement (OPIE), Yonne Nature Environnement et le comité de sauvegarde des allées de Tanlay.

Rappel des Faits. En novembre 2009, grâce à l’intervention des associations de protection de la nature, les arbres centenaires de l’allée de Tanlay abritant du pique-prune et des chauves-souris ont été sauvés de l’abattage planifié par le conseil général de l’Yonne.



Ces travaux prévus pour des raisons de sécurité publique étaient menés au mépris de la réglementation en matière d’espèces protégées.

Cette démarche est positive, mais elle reste toujours incomplète puisque aucune garantie réglementaire n’est remplie quant à la prise en compte du pique-prune et chauves-souris

Les travaux d’élagage qui vont être entrepris prochainement, sont toujours au mépris de la réglementation en matière d’espèces protégées. Toutefois, FNE, l’OPIE, Yonne Nature Environnement et le comité de sauvegarde des allées de Tanlay ne remettent pas en cause la nécessité d’intervenir sur ces arbres qui représentent un risque pour le public.

C’est pourquoi, ils ont appris avec satisfaction que les tilleuls de Tanlay, seraient élagués prochainement au lieu d’être abattus, peut on lire dans un communiqué de presse.

Catherine Schmitt, présidente de Yonne Nature Environnement explique :« Cette démarche est positive, mais elle reste toujours incomplète puisque aucune garantie réglementaire n’est remplie quant à la prise en compte du pique-prune et chauves-souris ».

Il faut savoir que depuis plus d’un an, les associations naturalistes se sont proposées d’accompagner gracieusement le Conseil général de l’Yonne dans la rédaction des demandes de dérogations obligatoires d’un point de vue réglementaires pour intervenir sur les tilleuls avant la fin de l’hiver, et ce dans le souci de voir la sécurité restaurée rapidement sur la Route départementale D118 à Tanlay.

Or, l’obtention de ces dérogations constitue pour les associations l’assurance que les espèces protégées et leurs habitats seront effectivement pris en compte et épargnés autant que possible.

Rien n’est moins sure, puisque toujours selon Catherine Schmitt : « En dépit des diverses propositions d’accompagnement conformes à la réglementation, aucune réponse officielle n’a été donnée. « Le Conseil général, en restant sur ses positions, retarde la sécurisation du site et élude la réflexion sur le renouvellement des allées sur le long terme », note Catherine Schmitt.

Dans ce cadre, les associations demandent au Conseil général de fermer ce tronçon d’allée dans les meilleurs délais pour éviter tout risque d’accidents mortels en attendant les indispensables travaux de mise en sécurité faits dans les règles de l’art, d’autant que ce tronçon est toujours ouvert aux véhicules et aux piétons.

Le géant Indonésien de l’huile de palme s’engage à stopper ses actions de déforestation

Le géant Indonésien de l’huile de palme s’engage à stopper ses actions de défore
La société Golden Agri Resources, filiale du géant Sinar Mas, a annoncé mercredi qu'elle allait œuvrer avec le gouvernement indonésien et des associations environnementales à l'établissement de nouvelles normes respectant la nature

Le géant indonésien de l’huile et entité du groupe Sinar Mas, Golden Agri Resources (GAR), a annoncé, le 9 février, un plan d’action visant à mettre un terme à la déforestation liée à ses opérations.

En effet, La société Golden Agri Resources, filiale du géant Sinar Mas, a annoncé mercredi qu'elle allait œuvrer avec le gouvernement indonésien et des associations environnementales à l'établissement de nouvelles normes respectant la nature.



Jérôme Frignet, chargé de campagne forêt pour Greenpeace France, déclare : « C’est potentiellement une excellente nouvelle pour les forêts indonésiennes, la biodiversité et le climat de la planète, mais aussi le développement économique et social de l’Indonésie. Sur le papier, l’engagement de GAR est même une étape cruciale vers un objectif « zéro déforestation », parce qu’il montre la voie à l’ensemble de l’industrie, mais aussi au gouvernement indonésien qui doit mettre en place un moratoire sur l’attribution de nouvelles licences de déboisement et une revue légale des licences déjà attribuées. »

La société Golden Agri Resources a annoncé qu'elle allait œuvrer avec le gouvernement indonésien et des associations environnementales à l'établissement de nouvelles normes respectant la nature

Epinglée par Greenpeace, la multinationale Golden Agri-Resources promet qu’elle ne sortira plus la tronçonneuse pour installer ses nouvelles plantations de palmiers à huile, peut on lire dans un communiqué de presse.

Pour rappel, le spot sanguinolent de Greenpeace, lancé en mars 2010, a popularisé la lutte des ONG contre les méfaits de l’huile de palme sur la forêt indonésienne. Accusées de déforester massivement pour installer des plantations de palmiers à huile et de mettre ainsi en péril les derniers orangs-outans de la région, les industries agro-alimentaires ont dû réagir.

De plus, depuis 2007, Greenpeace a révélé de nombreux scandales impliquant Sinar Mas dans la destruction des forêts et des tourbières indonésiennes. D’immenses espaces forestiers ont été rasés pour être convertis, notamment en plantation de palmiers à huile. Cette campagne de Greenpeace a successivement conduit de nombreuses multinationales, telles que Unilever, Nestlé, Burger King, Carrefour et Auchan, à suspendre leurs achats auprès de ce groupe.

Pour Greenpeace, la décision de GAR montre que cette pression a été payante, et que l’industrie de l’huile de palme est en train de réfléchir à adapter ses pratiques, pour le plus grand bénéfice des forêts et des tourbières, ces zones marécageuses séquestrant de très grandes quantités de carbone, peut on lire dans un communiqué de presse.

L'huile de palme est une des plus consommées dans le monde. Elle est utilisée dans l'industrie agro-alimentaire et en cosmétique. On en trouve par exemple dans la composition d'un produit de consommation courante sur dix en Grande-Bretagne. La demande d'huile de palme est en forte augmentation car elle est bon marché. L'exploitation très rentable des palmiers à huile attire les agro-investisseurs qui remplacent la forêt primaire nourricière par des monocultures de palmiers à huile. Cela se fait avec l'accord des gouvernements, sans se soucier du caractère irremplaçable de ces forêts ni des populations qui vivent en symbiose avec elles.

Les forêts des principaux pays producteurs (Malaisie, Indonésie, Bornéo et Sumatra), ont été détruites à plus de 90% aux XIXe et XXe siècles, et la déforestation massive continue pour laisser la place à des palmeraies.

Cela provoque des destructions de forêts tropicales et de tourbières. Il en résulte une aggravation des rejets de gaz à effet de serre, mais aussi une réduction du milieu de vie de nombreuses espèces dont l'orang-outan. On estime à 5000 le nombre de ces grands singes victimes chaque année de cette exploitation. Si rien n'est fait, 98% des forêts humides indonésiennes, habitat naturel des orangs-outans, auront disparu en 2022.

Carrefour, Nestlé et Unilever se sont engagés à n'utiliser que de l'huile de palme certifiée durable d'ici 2012 à 2015, pour fabriquer leurs produits. En 2010, la marque Casino annonce qu'elle cesse d'inclure cette huile dans ses produits alimentaires, en raison de ses risques pour la santé et de son impact sur l'environnement. La marque de biscuits et de pâtisseries St Michel s'est également engagée sur le "zéro huile de palme" dans ses recettes à horizon fin 2010.

En attendant, Greenpeace va évidemment garder un œil très attentif sur la mise en application concrète de ce plan d’action et sur les pratiques du groupe. Par ailleurs, outre la préservation intégrale des tourbières, GAR s’est engagé à ne pas déboiser les zones à « haute teneur en carbone », selon un seuil fixé à 35 tonnes de carbone par hectare.

« Ce seuil permettrait en fait de couvrir l’ensemble des forêts denses indonésiennes, riches en biodiversité et essentielles à la survie des nombreuses communautés forestières autochtones. Le Gouvernement indonésien se doit maintenant de soutenir cette initiative et de faire en sorte qu’elle soit étendue à l’ensemble des industries de plantation en Indonésie, dont l’industrie du papier, qui demeure un problème majeur » conclut Jérôme Frignet.

La fonte de la mer de glace Arctique menace la survie des ours polaires et des morses

La fonte de la mer de glace Arctique menace la survie des ours polaires
La fonte de la mer de glace Arctique, qui a encore atteint des niveaux record en 2010, menace de plus en plus la survie des ours polaires et des morses vivant sur le continent, et qui se servent de cette plateforme de glace pour chasser, se reproduire et fuir leurs prédateurs.

Les ours polaires femelles auront de plus en plus de mal à mener leur grossesse à terme, alors que la mer de glace Arctique se rétrécit de plus en plus, d’après ce qu’a indiqué une nouvelle étude.



Parallèlement, le gouvernement des Etats-Unis a reconnu que les morses du Pacifique avaient besoin de protection, face à la fonte rapide de leur habitat naturel composé essentiellement de glace.







La glace Arctique a atteint son troisième niveau le plus bas en 2010, et a encore atteint des niveaux record en janvier de cette année. Du fait que l’Antarctique est un élément essentiel pour le climat de l’Hémisphère Nord du globe, ces changements sont accusés d’être responsables des phénomènes climatiques extrêmes ayant lieu dans certaines des régions les plus peuplées du monde.



La disparition de la mer de glace liée au changement climatique conduit à des plateformes de vie et de reproduction plus petites pour les ours polaires



Les ours polaires dépendent de la mer de glace dont ils se servent comme une plateforme de chasse aux phoques -élément de base de leur régime alimentaire. La fonte de la glace Arctique pourrait faire diminuer les effectifs des populations de cette espèce, d’après ce qu’indique une étude publiée dans le journal Nature Communications mardi.



L’étude prévoit que si la mer de glace de Spring se rompt un mois plus tôt qu’habituellement, 40% à 73% des ours polaires femelles enceintes pourraient ne pas réussir à mener à terme leur grossesse. Si la mer de glace rompait deux mois plus tôt que la normale, alors 50 à 100% des femelles pourraient ne pas avoir d’ourson.



La disparition de la mer de glace liée au changement climatique conduit à des plateformes de vie et de reproduction plus petites pour les ours polaires, indique l’étude. Si la tendance continue, « l’échec à se reproduire pourrait mettre en danger la viabilité de la population » indiquent les auteurs de l’étude.



Les ours polaires sont classés dans la catégorie des espèces menacées par l’Endangered Species Act des Etats-Unis, et leur habitat a été qualifié de « critique », ce qui lui permet de bénéficier de davantage de protection.



Cependant, les défenseurs de l’environnement craignent que le réchauffement climatique persistant puisse faire accélérer la fonte de la mer de glace Arctique, exerçant une pression environnementale considérable sur les ours polaires.



« Cette nouvelle analyse justifie les inquiétudes des scientifiques et des peuples indigènes au sujet de l’impact du réchauffement sur les espèces de l’Arctique » a déclaré Geoff York du programme Arctique du WWF. « Les espèces, où qu’elles se trouvent, ressentent la chaleur, mais aucune ne la ressent aussi fort que les ours polaires et les autres espèces Arctique ».



Les morses du Pacifique, qui vivent entre autres le long de la côte de l’Alaska, utilisent la mer de glace comme des plateformes de maternité, sur lesquelles ils donnent naissance et élèvent les jeunes morses, et échappent aux prédateurs. Mardi, le Service américain de la Pêche, de la Faune et de la Flore, a déterminé que ces animaux méritaient une protection dans le cadre de l’Endangered Species Act.



« Le Service a conclu que la disparition de la mer de glace […] conduirait à un déclin de la population et était une menace pour les morses du Pacifique dans un futur proche » a déclaré l’agence.



L’an dernier, la fonte de la mer de glace Arctique a incité près de 10 000 à 20 000 morses à coloniser les terres, d’après les observations du US Geological Survey.

La SOFRES remet son sondage sur l’opinion des Français à l'égard de la souffrance des animaux sauvages

la CONVENTION VIE ET NATURE a sollicité la SOFRES pour connaître l’opinion des citoyens face à un animal sauvage que la loi ne protège que lorsqu’il appartient à une espèce privilégiée

Actuellement la loi française reconnait que tous les animaux sont des êtres sensibles à la douleur. Mais la loi ne protège que les animaux domestiques contre les mauvais traitements.

Aussi, la CONVENTION VIE ET NATURE a sollicité la SOFRES pour connaître l’opinion des citoyens face à un animal sauvage que la loi ne protège que lorsqu’il appartient à une espèce privilégiée.



La SOFRES vient de rendre les résultats, le 14 février dernier, de son sondage effectué les 9 et 10 février 2011, auprès d’un échantillon national de 1000 personnes représentatif de l'ensemble de la population âgée de 18 ans et plus.

la CONVENTION VIE ET NATURE a sollicité la SOFRES pour connaître l’opinion des citoyens face à un animal sauvage que la loi ne protège que lorsqu’il appartient à une espèce privilégiée

La SOFRES a posé la question suivante : « Actuellement la loi française reconnaît que les animaux sont des êtres sensibles, mais la loi ne protège que les animaux domestiques contre les mauvais traitements. Personnellement, seriez-vous très favorable, plutôt favorable, plutôt défavorable ou totalement défavorable à ce que la loi protège également les animaux sauvages ? »

Face aux mauvais traitements pouvant être exercés à l’encontre des animaux sauvages, plus de 8 Français sur 10 (87%) se disent favorables à la mise en place d’une loi pour assurer leur protection. Et parmi eux, plus de la moitié (55%) adhèrent fortement à l’opportunité de la mise en place de cette loi.

Selon les résultats du sondage, on peut observer quelques disparités selon le profil des personnes interrogées :

• Ainsi, parmi les plus jeunes Français (de 18 à 34 ans), plus de 6 sur 10 se disent très favorables à la mise en place d’une loi, soit 10 points de plus pour les 25/34 ans (65% pour 55% au niveau national) et 7 points de plus pour les 18/25 ans (62%).

• Au niveau des catégories socioprofessionnelles, les classes modestes se déclarent plus largement favorables à la protection des animaux sauvages par la loi. Ici encore, ils sont plus de 6 sur 10 (64%) à se dire très favorables soit 9 points de plus que le score national. Plus précisément, 65% des ouvriers et 61% des employés se disent très favorables pour 52% des inactifs et 50% des PCS+.

Par ailleurs, sur le plan politique, seuls les sympathisants d’extrême gauche (Lutte Ouvrière et Nouveau Parti Anticapitaliste), du Front de gauche (Parti Communiste et Parti de Gauche) et d’Europe Ecologie – Les Verts soutiennent plus largement l’hypothèse de cette loi avec des scores respectifs de 60%, 65% et 63% (très favorables). En revanche, l’appartenance politique ne suscite pas de rejet particulier à la mise en place d’une telle loi.

Enfin, au niveau régional, on note de faibles disparités d’acceptation. Les habitants du Nord se montrent néanmoins plus convaincus par le projet (60%, plus 5 points par rapport à la moyenne) que les habitants du Centre (48%) ou de Paris (50%), note la SOFRES.

« Quand on sait que les chasseurs représentent 2% de la population française, on se demande qu’attendent les législateurs pour abolir la chasse, le piégeage, le déterrage et tous les mauvais traitements contre ces animaux qui ne souffrent pas moins que les animaux de compagnie ? », note la CONVENTION VIE ET NATURE.

« Qui va à la chasse doit perdre les élections, puisque ceux qui terrorisent la faune, mutilent et tuent ne sont plus qu’une infime minorité en voie d’une salutaire extinction », conclut l’organisme, qui a s’est exprimé à la veille de l’organisation, par la fédération nationale des chasseurs, d’un congrès pro-chasse, le mardi 15 et mercredi 16 février derniers.

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